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Articles

Affichage des articles du 2018

2010-2020 : une révolution horlogère en marche

Que porterons-nous demain au poignet ? Le succès phénoménal des smartwatches semble dicter la réponse. Mais l’horlogerie traditionnelle, qu’elle soit mécanique, quartz, ou hybride n’a pas rendu les armes. Tour d’horizon d’un monde en pleine mutation.
Parce qu’il entre dans la composition des circuits imprimés qui sont au cœur des montres à quartz, le silicium faillit enterrer la montre mécaniques dans les années 1970. Aujourd’hui, il est devenu son meilleur allié. Initialement, cette filière fut développée  au début des années 2000 par la marque Ulysse Nardin d’une part, et d’autre part le laboratoire suisse CSEM associé à un consortium formé par Rolex, Swatch Group et Patek Philippe. De rareté technologique il y a encore 10 ans, le silicium est maintenant devenu la norme dans l’industrie horlogère, où il se propage même depuis cette année dans le milieu de gamme. Sous sa forme monocristalline, c’est en effet le matériau idéal pour fabriquer le ressort-spiral qui assure les oscillations…

Tous les chemins mènent à la Roma

Roma, c’est le titre du beau film d’Alfonso Cuaron qui, après avoir été récompensé à Venise par un  « Lion d’Or »,  est depuis peu diffusé sur NetFlix. Roma, c’est bien sûr aussi le chef-d’œuvre de Fellini consacré à la Ville éternelle. Roma, c'est enfin siège historique du joaillier Bvlgari et l'essence d'un style qui s'est traduit pour la première fois en 1975 dans une montre-bracelet. Aujourd’hui, c’est à travers l’Octo Roma que l’histoire se perpétue. Cette année, la collection s’est enrichie de trois nouvelles références. La première exalte le caractère architectural de ce design avec un boîtier sculpté dans l’acier et d’un cadran anthracite aux effets soleillés, le tout associés à un bracelet en alligator noir. La deuxième renforce la puissance visuelle du boîtier en acier grâce à un bracelet aux maillons articulés façonné́ dans le même métal. Les détails de finitions et les jeux de contrastes entre les surfaces polies et les pièces satinées ajoutent des effets de…

La Belle, la Bête, et la Montre

TAG Heuer a choisi cette année de reconnecter sa campagne historique « Don’t Crack Under Pressure » avec les Millenials à travers l’une des leurs égéries :  la splendide Cara Delevigne, confrontée avec l’animal roi que cette native du Lion a fait tatouer sur son index. Un visuel disruptif, saisi sans trucage par le célèbre photographe animalier anglais David Yarrow. L’une des particularités de ses travaux, exposés dans les plus grands musées du monde, est la proximité qu’il parvient à créer avec ses sujets. Le contact visuel est presque toujours présent dans ses œuvres, et c’est également de cette façon qu’il a voulu capturer le regard de Cara.  « Lorsque je photographie un animal, la première chose que je regarde ce sont les yeux. S’ils ne sont pas perçants, c’est très difficile de saisir l’âme de l’animal. Et Cara possède des yeux enivrants ! Je savais donc depuis le début que l’épicentre de ce projet allait être le regard ! » a expliqué David Yarrow.  Ajoutons que la puissance de …

Poinçons et certificats, les diplômes de l’excellence horlogère

Haute horlogerie, montres de haut de gamme, précieuse, de luxe… Ne nous leurrons pas, aucun de ces termes ne répond à une définition rigoureuse susceptible d’informer, voir rassurer, le client. Heureusement certaines maisons horlogères font  appel à des normes de qualité plus explicites. Tour d’horizon.
Dès la fin du 19ème siècle, le nec plus ultra de l’horlogerie a cherché à se protéger contre l’arrivée en masse sur le marché de montres de faible qualité. C’est ainsi qu’à peu d’années d’intervalle, et dans plusieurs villes européennes, des initiatives furent prises pour protéger et promouvoir le travail des meilleurs horlogers locaux. Le plus ancien standard d’excellence est le Poinçon de Genève. Instauré par la République et Canton de Genève en 1886, il fut et reste  tout à la fois une garantie de provenance, et du respect de règles ancestrales touchant au soin apporté à la finition et à la décoration de chaque composant du mouvement.  Cependant, la commission technique du Poinçon de…

Des montres de plus en plus connectées avec…le marché

Les montres et bracelets connectés ont la cote comme l’indique une récente étude de l’Institut IDC portant sur le troisième trimestre 2018:  21,7% de croissance sur un an, soit 32 millions de pièces vendues en 3 mois (dont 4,2 millions d’Apple Watch, en progression de…54%). Bref, de quoi susciter bien des vocations parmi les marques horlogères traditionnelles, dont certaines en sont déjà à leur 2egénération de Smartwatches.  TAG Heuer a ouvert le bal au printemps dernier en complétant son offre avec sa Connected Modular 41. Outre une vocation unisexe marquée par la réduction de son diamètre, ce nouveau modèle ajoute quelques améliorations par rapport à la version en 45mm : son écran AMOLED de 390x390 présente une résolution 326ppi et une meilleure luminosité. Sa capacité de stockage a également été augmentée pour atteindre 8GB et sa mémoire RAM d’1GB lui donne une extrême fluidité quelle que soit l’utilisation.   Cet automne, c’est au tour de Montblanc de redéfinir les contours et le co…

Salons horlogers: le grand chambardement

Tombée dans la torpeur de l’été, la nouvelle est passée inaperçue auprès du grand public. Mais elle aura interrompu les vacances de l’ensemble de la communauté horlogère. Dans une interview publiée le 29 juillet par un journal suisse, Nick Hayek, le président de Swatch Group, a indiqué qu’il ne participerait pas à la prochaine édition de Baselworld,  le principal salon horloger au monde. « Les expositions de montres traditionnelles ne sont plus nécessaires à Swatch », disait-il notamment. Pour le salon bâlois, l’annonce du retrait d’un groupe qui en était l’un des piliers historiques ne pouvait intervenir à un pire moment. Non seulement cela signera l’absence en 2019 de 16 marques de premier plan parmi lesquelles Omega, Breguet, Tissot, et Longines. Mais cela ne fait qu’amplifier le déclin d’une manifestation qui cette année avait déjà perdu la moitié de ses exposants. Depuis l’été dernier, l’hémorragie continue. Tour à tour, Raymond Weil, Corum, De Grisogono, Maurice Lacroix ont eux …

LADIES FIRST

« What Women Want » se demandait Mel Gibson dans un film de 2001. Près de 20 ans plus tard les marques horlogères sont toujours partagées sur la question : montre bijou, extrapolation de modèles masculins, ou bien existe-t-il encore d’autres voies ? Tout le secteur cherche aujourd’hui la bonne réponse.L’an dernier le magazine américain « Women in Luxury » avait convié 100 femmes et hommes d’affaires à un débat intitulé : « Attention : les femmes voient de nouvelles opportunités dans un univers masculin ». Le sujet phare de la discussion portait sur la manière dont les femmes peuvent jouer un rôle plus actif dans l’horlogerie – un monde depuis toujours principalement masculin. En final les intervenantes sont tombées d’accord autour de ce constat : d’une certaine manière l’industrie horlogère a toujours visé les hommes pour qu’ils achètent des montres à leur femme. Or aujourd’hui, les femmes sont « des hommes comme les autres ». Un grand nombre d’entre elles font carrière à des postes é…

Cette Swatch Mickey par Damien Hirst, c'est ce dimanche ou jamais!

C'est au Swatch Art Peace Hotel de Shangai, résidence d'artistes ouverte par la marque en 2011, qu'ont été dévoilé jeudi dernier deux éditions limitées et numérotées crées en collaboration avec le Britannique Damien Hirst à l'occasion de 90 ans de la petite souris: The Spot Mickey (1999 exemplaires, €165) et The Mirror Spot Mickey (19 999 exemplaires, €115), toutes deux signées au dos par l'artiste. Détail d'importance:  la plus petite série, qui se distingue par sa taille réduite et son fond de cadran noir, sera disponible ce dimanche 18 novembre, date de l'anniversaire de Mickey, uniquement sur le site www.swatch.com, et seulement pendant 24 heures.


GPHG 2018 : l’ «Aiguille d’Or » à Bovet, le Prix Spécial du Jury à Jean-Claude Biver

L’année horlogère vient de se terminer là où elle avait commencé en janvier dernier avec le SIHH : à Genève, dont le 18e Grand Prix d’Horlogerie, véritable cérémonie des Oscars de la profession, a honoré les créations les plus marquantes de 2018. Son trophée phare, l’ »Aiguille d’Or » est allé cette année à Bovet pour sa montre Récital 22 Grand Récital. Le Prix Spécial du Jury a quant à lui été décerné à Jean-Claude Biver pour l’ensemble de sa carrière et sa contribution exceptionnelle à l’industrie horlogère. « 44 ans, et probablement la plus grande émotion de ma vie » a dit M.Biver qui, pour des raisons de santé, a du récemment mettre fin à ses responsabilités opérationnelles pour devenir Chairman non executive de la Division Horlogerie du groupe LVMH. A noter l’entrée dans le palmarès du Grand Prix d'Horlogerie de Genève d’une nouvelle catégorie « Challenge » réservée aux montres commercialisées moins de CHF 4000, (environ €3500). Il a été attribué cette année à la marque allem…

Raynald Aeschlimann : « Omega est une marque qui a fait l’histoire».

Sous la direction de Raynald Aeschlimann, la marque phare du Swatch Group connaît depuis deux ans toute une série d’évolutions marquantes. Le président et CEO d’Omega revient ici sur les sujets les plus discutés du moment  dans le monde de l’horlogerie: le hype du vintage, les Millenials, et le commerce électronique. 
On aurait pu croire que, comme toutes les tendances, celle du vintage allait finir par disparaître. Or il n’en est rien, et nous avons l’impression que c’est presque maintenant devenu une catégorie à part entière dans les collections horlogères. Qu’en pensez-vous ?
C’est vrai qu’on pourrait se demander : est-ce un phénomène de mode ? Est-ce une classe de montres ? En ce qui concerne Omega,  je préfère employer le mot historique ; j’aime aussi le mot vintage, mais je fais une distinction entre les deux. Je pense que la Trilogie 1957 présentée l’an dernier, pour l’avoir refaite complètement comme elle était à l’époque, ça c’est de l’histoire, c’est de l’émotion. Il en va de …