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Articles

Affichage des articles du janvier 5, 2014

Manufacture

APRP, le laboratoire d’idées d’Audemars PiguetLa modernité est-elle soluble dans les traditions d’une manufacture horlogère historique? « Oui, mais... » répond Giulio Papi, l’homme à la barre d’APRP, pôle manufacturier de développement et de recherche d’Audemars Piguet. A l’origine des plus beaux mouvements créés ces vingt cinq dernières années par la marque, Giulio Papi résume ainsi la voie qu’il  a tracée: « Je suis partisan de l’innovation, mais sans dénaturer l’esthétique, ni négliger la fiabilité, » dit-il. « Et le tout en même temps, c’est très compliqué à réaliser ».


Cela fait maintenant dix ans que APRP dispose de l’outil industriel idéal pour fabriquer des garde-temps d’exception: une manufacture ultramoderne de 2800 m2 où œuvre une équipe de 145 personnes. Bon, mal an, le site du Locle produit 850 calibres de (très) haute horlogerie, pour moitié destinés à Audemars Piguet, et pour l’autre livrés à des marques tierces, comme Richard Mille ou A.Lange & Söhne. Quand on l’inte…

Tendance

Une mécanique du désir





















La guerre des poignets aura-t-elle lieu? Les premières montres intelligentes viennent à peine d’apparaître que déjà des cabinets d’études prédisent qu’il s’en vendra cinq millions cette année. Peut-on vraiment imaginer porter deux objets relativement imposants? La réponse est évidemment non, à moins que la “marque à la pomme”n’arrive bientôt avec une création assez fine – un ruban de verre souple? – pour pouvoir coexister avec une montre-bracelet traditionnelle. Si cette nouvelle concurrence venue de l’univers informatique risque donc d’asséner un rude coup aux montres de moyenne gamme essentiellement motorisées avec du quarz, elle ne devrait cependant pas freiner l’irrésistible marche en avant de l’horlogerie mécanique. En 2013, les horlogers nous prouvent une nouvelle fois qu’ils sont aussi habiles à engrener les rouagesde la passion humaine que ceux de leurs précieuses mécaniques. Les protagonistes de la séquence émotion sont déjà bien connus. Ce sont des mon…

Co-branding

Breitling et Bentley : ça roule !

























Signe de leur bonne entente, c’est au siège bruxellois du constructeur britannique que les deux marques viennent de fêter les dix ans d’un mariage heureux. L’occasion pour elles de montrer à la presse belge leurs plus récentes nouveautés : chez Bentley, la Flying Spur, une quatre portes tout confort mais au tempérament de feu ; chez Breitling for Bentley, les chronographes « 30 secondes », GMT et Unitime équipés de moteurs maison. Les calibres BO4 GMT et B05 Unitime s’adressent en priorité aux grands voyageurs, obligés sans cesse de jongler avec les fuseaux horaires ; le tout  nouveau calibre B06 « 30 secondes » quant à lui révèle à travers la vitesse de rotation inhabituelle de sa trotteuse un dispositif ingénieux pour pouvoir lire clairement le 1/8e de seconde sur le cadran. 


Article complet dans BIG BOOK WATCH, en librairie.

©Patrick Delaroche. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Droits cessibles.

Stratégie

Hamilton dégaine ses calibresSwatch Group peut être fier du cousin américain, tombé dans son escarcelle en 1984 et rapatrié en Suisse dix-neuf ans plus tard. Hamilton aura été l’une des marques les plus prolifiques du dernier Baselworld, avec 68 nouveautés présentées en 2013.Le record est d’autant plus remarquable que la prise des risques n’était pas  au programme de la majorité des autres exposants.En outre, les nouvelles références de Hamiltonne se limitent pas à de simples évolutions cosmétiques sur ses deux principaux territoires d’expression – les classiques américains Jazzmaster, et la Khaki, montre typée militaire.Elles se caractérisent surtout par une montée en puissance de calibres mécaniques spécifiquement dédiés à la marque, fait rarissime dans son segment de prix, de 400 à 1600 euros. Cette stratégie se manifeste cette année par une large utilisation de nouveaux mouvements : chronographes (H-21 et H-31), squelette (H-20-S), régulateur (H-12). Quant à l’avenir, peut-être se…

Evolution

Pequignet, French touch contre Swiss made

Pequignet a soufflé en 2013 ses 40 bougies dans un climat d’optimisme retrouvé après les années difficiles qui avaient suivies le départ de son fondateur. Nouvelle équipe dirigeante, nouvelle stratégie, nouveaux modèles, avec en filigrane l’ambition de faire renaître une filière horlogère 100% française. Désormais le prix d’entrée de la collection manufacture Rue Royale est de 3800 euros, avec réserve de marche et petite seconde.. Un sacré pavé dans la mare horlogère si l’on considère que ce mouvement automatique bénéficie du dépôt de...9 brevets ! Aujourd’hui, la nouvelle équipe s’est aussi attelée à un autre chantier, en relançant des montres fashion et traditionnelles de Pequignet. On pourra déjà se faire une idée de cette nouvelle évolution à travers 6 séries limitées « 40e anniversaire»,  homme et femme, depuis peu dans les vitrines. Il s’agit  d’un très joli travail de restyling autour d’un modèle Equus créé en 1987 par Emile Pequignet po…