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Noël au balcon, SIHH aux tisons



Grande Complication A.Lange & Söhne,
7 ans de développement, 6 exemplaires, et le
record de prix du salon: 1 920 000 euros
Montre Panthère divine de Cartier

















Après avoir connu une surchauffe en 2012 qui défiait la logique de l’austérité, le climat du luxe horloger s’est brusquement refroidi au début de la semaine à l’occasion de son premier grand rendez-vous professionnel. Il aura suffit pour cela de deux chutes, celles de la neige et… de l’action du groupe Richemont. La première a bloqué  dans les aéroports de nombreux visiteurs du Salon International de la Haute Horlogerie de Genève, d’où le calme inhabituel qui y régnait lors de son ouverture ; la seconde a frappé le principal pilier de cet événement (11 des 18 exposants), qui malgré de bons résultats trimestriels a été pénalisé par  l’annonce d’une croissance inférieure aux attentes du marché : +9%... au lieu des +24% enregistrés l’an passé. 
Quand même, par les temps qui courent, pas de quoi pleurer !
Comme l’a fait remarquer avec amusement un journaliste suisse, avec seulement 8% de croissance par an la branche verrait son chiffre d’affaires passer d’ici 2017 de 20 à 30 milliards de francs suisses. Pas mal, non ?

En attendant, aussi prudents que leurs banquiers, les horlogers suisses ont réduit cette année la voilure, et le SIHH ses festivités.  Un seul grand événement au programme (IWC, son Zizou et autres stars, mais moins d’invités – 1 journaliste belge sur 10, et ce n’était pas moi). 
Du côté des exposants, j’ai senti aussi que l’heure n’était pas propice pour prendre trop de risques commerciaux. Peu de nouveautés majeures donc dans les collections courantes,  sauf chez Baume & Mercier et Piaget (j’y reviendrai). Statu Quo chez les autres (never change a winning team?). Et comme toujours en période d’incertitude, ceux qui le pouvaient  se sont concentrés sur ce qu’ils font de mieux et se vend le plus vite: des pièces exceptionnelles, uniques ou limitées, qui trouvent toujours des acquéreurs parmi ceux qui ne savent plus où placer leur argent. Oui, il y en a qui sont prêts à lâcher les 200, 300 000 euros, voire les 1 ou 2 millions d’euros que coûtent les merveilles que l’on nous a montrées.  Je vous en met combien ? 

©Patrick Delaroche. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Droits cessibles.

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